Contre-culture et contre-société ouvrière

La classe se dote d’une culture à partir de pratiques de vie sociale, dans les entreprises mais aussi dans ses quartiers. L’un ne va d’ailleurs pas sans l’autre. Comment peut-on soutenir que ce qui se passe à l’usine serait du ressort du syndicat et ce qui se passe dans le quartier et la cité (logement, loisirs,…) serait du ressort du parti, alors que dans le même temps on affirme, fort justement, que tout ce qui existe est le produit de l’activité productive des hommes et des femmes ? On ne peut séparer vie professionnelle et vie privée, chaque prolétaire s’en rend compte tous les jours, comme on ne peut séparer « domaine économique » et « domaine politique ».

Il est donc primordial de défendre une autonomie prolétarienne culturelle. Nous devons produire et entretenir nos propres valeurs culturelles (entre aide, internationalisme, antiracisme, antifascisme, antisexime, socialisation, réponse aux besoins sans passer par l’échange marchand,…) et rejeter celles de l’adversaire qui n’ont pour objectifs que de nous diviser, de nous transformer en citoyens consommateurs et producteurs de plus-value.


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