Journal "Moins Une"

mardi 23 janvier 2018
par  Peau rouge

Les CSR soutiennent le journal Moins Une. Alors toi aussi, abonne-toi et fais connaître ce journal autour de toi.

Tous les journaux sont vendus… L’essentiel, c’est que ce soit à la bonne cause !
À Moins Une, nous faisons cause commune : notre journal, à paraître le courant avril, est né d’un front uni entre syndicalistes et journalistes professionnels.

Un constat nous a réunis : la presse militante est de moins en moins lue par son lectorat naturel – adhérents des syndicats, travailleurs de tous horizons… Elle prend plus souvent le chemin de la poubelle que celui des étagères où l’on conserve ses dossiers. Accaparés par une multitude de tâches, de commissions, de réunions, présents sur tous les fronts face à l’offensive du patronat, les syndicalistes n’ont guère de temps à consacrer à la rédaction d’une presse de qualité. Les journalistes, quant à eux, souffrent d’une autre routine : celle de commenter sans fin le monde tel qu’il va. Certains sont fatigués d’interpréter le monde : il s’agit désormais de le transformer.

Car il est Moins Une !

Oui, politiquement, nous ne sommes pas à la fête. Oui, face à l’assaut mené désormais contre tous les secteurs de la société, des profs aux infirmières, en passant par les paysans, les dockers et les informaticiens, notre camp semble bien mal en point, désorganisé.

Oui, il est Moins Une : face à la « guerre-éclair » que plusieurs écraseurs nous promettent, nous devons nous former, ensemble, et vite !

Moins Une existe pour nous y aider.

Car les syndicalistes n’écrivent pas d’éditos, ils ne rédigent pas de billets d’humeur : ils agissent. Ils évaluent le rapport de forces en tacticiens d’aujourd’hui – mais aussi en stratèges de demain : ils sont en prise sur le réel pour aller à l’idéal, l’horizon d’une humanité commune.

Voici ce que Moins Une, débarrassé de toute publicité, proposera d’original : les journalistes y agiront en syndicalistes, et les syndicalistes en journalistes. En effet, la plume de Moins Une sera tenue par des camarades en bleus de travail. Et lorsque les journalistes la tiendront, eux aussi enfileront leurs bleus – et se demanderont, avant de traiter tout sujet, stylo et clé à molette en mains : que faire ?

Moins Une vous fera marrer, Moins Une vous fera pleurer, Moins Une vous surprendra, parce que Moins Une, on n’a jamais vu ça : les syndicalistes qui font bosser les journalistes, et inversement, c’est l’assurance d’un canard qui ne fera jamais coin-coin, mais saura tirer un grand coup de pistolet dans la messe des reniements.

On vous embrasse, on vous remercie et on se magne !

Il est Moins Une !