Campagne solidarité Espagne - contre la loi du bâillon !

Union syndicale Solidaires, la CNT, la CNT Solidarité Ouvrière, Emancipation, Fédération des CSR
dimanche 25 janvier 2015
par  James Connolly

Nous partageons le courrier signé par les organisations et tendances syndicales françaises, membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. Celui-ci sera adressé aux responsables de l’Etat espagnol lors des rassemblements à venir devant les Ambassade et Consulats (Paris, Bayonne, Bordeaux, Lyon, Marseille, Montpellier, Perpignan, Pau, Strasbourg, Toulouse). Ces rassemblements seront organisés durant le mois de février.

Contre la criminalisation du mouvement social espagnol

Monsieur le Consul, Madame la Consule,

Nos organisations, membres du réseau européen des syndicats alternatifs et de base,au même titre que les syndicats espagnols CGT, Intersindical, IAC, CoBas et Solidaridad Obrera, organise en ce jour dans notre ville, comme au travers de différentes villes de France, un rassemblement devant le Consulat d’Espagne.

Par notre présence, nous tenons à affirmer notre soutien sans faille au mouvement social et syndical ibérique en proie à une vague de répression qui rappelle les heures sombres de l’histoire de l’Espagne.

Nous rappelons à ce titre notre opposition farouche et résolue au projet de loi de « sécurité publique », appelée par les acteurs et actrices du mouvement social espagnol, Ley Mordaza.

Nos organisations suivront avec intérêt l’évolution de cette préoccupante vague de répression.

En attendant, nous demandons :

- L’arrêt immédiat de toutes les poursuites à l’encontre des militant-e-s inquiété-
e-s par la justice pour fait de résistance sociale ;

- La libération des militant-e-s incarcéré-e-s pour les mêmes raisons ;

- Le rejet de la Ley Mordaza.

Salutations syndicalistes et internationalistes

La ley Mordaza, loi dite « de sécurité publique » ou l’art de bâillonner la résistance sociale ...

- Des amendes de 30 000 euros pour celles et ceux qui refuseraient de présenter les documents d’identité à la police.

- Des amendes du même ordre sont prévues pour les citoyen-ne-s qui s’opposent aux expulsions (des centaines de milliers de personnes depuis 2008, en faveur des banques qui s’approprient ensuite les logements de celles et ceux qu’elles jettent à la rue !).

- Photographier un policier ou « critiquer le pouvoir en place avec un calicot » sera aussi interdit !

- Manifester devant le siège du Congrès des Députés, le Sénat ou les assemblées législatives des communautés autonomes sera passible de 9 mois de prison.

- La participation à une manifestation non autorisée (non autorisée ... par ceux qui mettent en place ce dispositif liberticide) pourra entraîner jusqu’à 600 000 euros d’amende

- Les dessins politiques satiriques seront interdits.


Documents joints

Document soutien Réseau Syndicaliste International
Document soutien Réseau Syndicaliste International

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