Revue "La Révolution Prolétarienne"

numérisation et consultation de la collection.
mercredi 16 avril 2014
par  Peau rouge

Les 300 premiers numéros de La Révolution Prolétarienne, l’incontournable journal syndicaliste révolutionnaire fondé par Pierre Monatte, de janvier 1925 à août 1939, sont téléchargeables au format pdf sur le site du Centre de recherche pour l’alternative sociale de Toulouse. Alors que la collection numérisée par la BNF reste incomplète sur cette période, on trouvera ici tous les numéros jusqu’en 1939.
Merci à eux !

http://revolutionproletarienne.wordpress.com/

http://cras31.info/spip.php?article50

Le 1er numéro de " La Révolution Prolétarienne " paraît en janvier 1925. Revue de combat, avant tout fidèle à la charte d’Amiens, c’est à bien des égards la continuation de la " Vie Ouvrière " fondée par Monatte en 1909. Refusant la voie réformiste comme la subordination au Parti, elle procède à l’examen de tous les problèmes pratiques et théoriques qui se posent au mouvement ouvrier, et publie des articles de fond où la question du communisme tient la plus grande place, ainsi que des études très documentées sur la vie syndicale, les grèves, la situation économique et industrielle, est très tôt attentive à la condition des peuples colonisés comme à la naissance des mouvements d’émancipation, et elle contribue d’une manière décisive à la prise de conscience des problèmes coloniaux par le mouvement syndical. Mais on y trouve également de nombreuses enquêtes et des témoignages sur l’URSS et les pays de l’Est, elle dénonce sans relâche les conditions de vie des prolétaires dans les contrées du socialisme réel, la persécution des trotskistes et des anciens camarades de Lénine, les assassinats et les déportations. La "RP" reparaît au lendemain de la libération. Mais la revue ne réussira pas à retrouver l’influence qui était la sienne entre les deux guerres. Elle continue à paraître aujourd’hui, malgré les difficultés financières.

"Il est incompréhensible, dans une certaine mesure, que les masses du peuple, trompées et excitées journellement par la presse, par toute la presse, aient accepté comme articles de foi toutes les déclarations gouvernementales. Mais que les militants du syndicalisme n’aient pas montré plus de plus de clairvoyance, qu’ils n’aient pas apporté plus de sens critique à l’examen des allégations gouvernementales, qu’ils se soient laissé gagner par la fièvre de la vanité nationale, qu’ils aient perdu le souvenir des principes qui guidaient jusqu’à maintenant leur action, voilà le plus attristant spectacle. "

Pierre Monatte