La force du syndicalisme

Tract A5 - CSR Limousin
mercredi 5 juin 2013
par  Peau rouge

Questions de logique

Qu’est-ce qui a fait l’intérêt des Services Publics ?Une nationalisation dirigée par des technocrates ou… le contrôle ouvrier imposé par des syndicats puissants ?!

Qu’est-ce qui a fait la force de la Sécurité Sociale en France ?Sa Tutelle « publique » ou… le salaire socialisé défendu par des confédérations syndicales de classe ?!

Qu’est-ce qui a fait l’unité des travailleurs-euses ?
Des partis de gauche qui nous divisent pour des questions d’interprétation ou… les syndicats dont l’adhésion est l’intérêt commun de se défendre et de défendre ses collègues ?!

Qu’est-ce qui a fait la force de la sociabilité des prolétaires entre eux ?Des associations financées par les collectivités territoriales ou… l’investissement des militant-e-s syndicalistes dans des organisations ouvrières d’entraide ?!

Qu’est-ce qui a fait la force du peuple travailleur ?
Des partis gérant une multitude d’institutions bourgeoises ou… des confédérations syndicales autrefois organisées à partir des syndicats d’industrie et des Unions Locales ?!

Qui a permis les grandes victoires et obtenu les acquis sociaux des travailleurs-euses dans notre société ?
Des campagnes électorales ou… les luttes interprofessionnelles lancées par les organisations syndicales ?!


Les plus nombreux c’est nous !

Alors qu’au quotidien, nous nous efforçons d’agir, de nous défendre, de défendre les droits et les intérêts de tou-te-s les travailleurs-euses quelques soient leurs idées, leurs croyances, leurs origines, leurs orientations sexuelles… nous, syndicalistes, nous refusons de croire qu’être acteurs de la société c’est simplement mettre un bulletin de vote dans l’urne tous les 5 ans. L’énergie et la vitalité de la société c’est nous qui la créons, par notre travail, notre implication, notre activité associative d’entraide.

Cette société « démocratique » est aux mains des partis politiques, dont les deux dominants en France sont l’UMP et le PS. L’UMP représente 300.000 adhérents, le PS en représente 180.000… A côté de ça, la confédération syndicale CGT représente à elle seule 700.000 personnes, soit largement plus que les deux partis dominants réunis. L’addition des 5 confédérations syndicales de classe CGT, FO, FSU, SUD, CNT, avec leurs organismes de sociabilité, d’entraide, de culture et de loisirs représente près de 1.700.000 personnes, alors que l’addition de tous les partis politiques réunis ne dépasse pas les 1 million d’adhérents et de militants…
Ce sont pourtant ces partis qui, majoritaires au gouvernement, régissent les lois, contrôlent les institutions et nous mènent droit dans le mur. Ils sont dits « représentatifs », décisionnaires en politique, influencent l’économie, nous maintiennent dans cette crise qui n’est pas la nôtre, sont responsables du chaos dans les consciences, font empirer notre situation… et pourtant ils sont minoritaires !

Notre constat est donc le suivant : le syndicalisme de lutte est ce qu’il y a de plus majoritaire et représentatif dans l’investissement associatif social en France, mais ce constat est également vérifiable et applicable dans les autres pays. Si tout ce qui existe dans la société est le produit du travail des hommes et des femmes (production et services), alors la gestion de la société devrait revenir logiquement aux syndicats, organisations naturelles des travailleurs-euses.

Réformismes, avant-gardes, politiciens... nous ont mené dans l’impasse.
L’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes !

« Le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera, dans l’avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale. » (Charte d’Amiens, 1906).


Documents joints

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