Ne plus subir ! Combattre et construire une autre société !

dimanche 12 mai 2013
par  Peau rouge

Tract 4 pages CSR

Quel que soit le futur président, l’avenir qu’on nous réserve est déjà tracé : plan d’austérité, pauvreté, précarité généralisée, baisse des prestations sociales et des services publics (Santé, Éducation...).
Il est plus que temps que nous, prolétaires (ne bénéficiant que de notre force de travail pour vivre), reconstruisions le syndicalisme de classe et de masse pour défendre nos intérêts et construire une société réellement socialiste.

Pour y parvenir, il nous faut :

► Revitaliser les syndicats en formant les syndiqués à être les acteurs réels de l’action syndicale, garants de sa démocratie interne et donc de l’élaboration de ses revendications et de sa capacité de lutte.

► Constituer des sections syndicales partout où les salariés existent, notamment parmi les précaires et les chômeurs, afin que tous les prolétaires soient unis et reliés à leur outil de classe : le syndicat.

► Fédérer tous les salariés selon leur secteur d’activité et éviter le patriotisme d’entreprise qui divise les salariés.

► Fusionner les différentes confédérations syndicales se réclamant de l’anticapitalisme en une seule afin d’être plus efficace.

► Créer des coopératives ouvrières de production et de distribution, pour servir de modèle aux salariés, leur prouver qu’ils peuvent gérer leur production, et lutter contre la pénurie conséquente à la crise de capitalisme.

► Utiliser les locaux syndicaux pour y organiser des fêtes, des formations, du sport populaire, de l’entraide ; pour redonner à notre classe une véritable culture et ainsi nous libérer de l’abrutissement dont nous sommes victimes
depuis des décennies (consommation, croissance économique, virtualité du bonheur sur le modèle de la bourgeoisie, etc.)

Situation morose et avenir incertain...

Le pouvoir d’achat des travailleurs baisse constamment. Le chômage s’étend dans les quartiers. La précarité remplace les CDI... La protection sociale se dégrade un peu plus chaque jour. Les lendemains qui déchantent sont dans beaucoup d’esprit. Et ce ne sont pas les grandiloquentes promesses d’espoirs et de bonheur proférées lors des élections politiques qui vont nous rassurer. La montée inexorable d’un ras le bol s’exprime par l’abstention et le vote identitaire, quitte à donner sa voix aux pires démagogues.
Parallèlement, les patrons et leurs médias nous affirment qu’il faut faire des sacrifices pour sortir notre pays de « la crise ». Le discours est toujours le même : les sacrifices imposés seront récompensés par la suite...
En attendant, faites confiance aux spécialistes qui gèrent si bien nos vies et disposent si gracieusement de nos avenirs...

Vous y croyez, vous, au capitalisme ?

Ce discours on l’entend depuis des décennies... On promet toujours aux travailleurs que la situation va s’améliorer. Mais en échange il faut accepter la galère quotidienne et de nouveaux sacrifices.
Il n’y a pourtant pas de « crise du capitalisme », cela est un mythe ! Tous les ans, le PIB (les richesses produites en
France) augmente massivement (1% de croissance du PIB signifie environ 20 milliards d’euros en plus). Alors où
passent ces nouvelles et constantes richesses ? Dans les poches des capitalistes !
Car le capitalisme ne peut se maintenir qu’en augmentant constamment ses profits. Ces profits servent à rémunérer les capitaux, qui s’accumulent et demandent toujours plus de profits. C’est cela le capitalisme, un cercle vicieux ingérable ! Et c’est pourquoi il n’est pas réformable ! Mais n’empêche, on nous promet moins de guerres, moins de pauvreté et de chômage, moins de destruction de
l’environnement...

Mais les capitalistes ne peuvent réaliser ces promesses illusoires, car pour cela il faudrait construire une autre société ! Une société basée sur le travail collectif et non pas sur l’exploitation du travail du plus grand nombre par
quelques nantis. En plus, la bourgeoisie est non seulement égoïste, mais elle est aussi incompétente, preuve en est les régulières crises, éclatement des bulles spéculatives, faillites des banques et absences d’alerte des agences de notation, pourtant censées les prévenir...
Cette incompétence qui conduit nos pays à connaître des mesures d’ajustement structurels identiques à ceux qu’ont connu les pays en soit-disant voie de développement des années 1980, austérité, chômage massif, précarité
généralisée, casse des services publics et baisse drastique des aides sociales.
Ces conséquences sont logiques, et inéluctables : la bourgeoisie n’a pas la culture du travail, elle a la culture du
chiffre. Et il lui faut toujours plus de gros chiffres !
On met donc notre avenir et celui de nos enfants entre les mains de ces incapables. Les politiciens appartiennent
à cette classe sociale et défendent donc leurs copains les patrons.

Alors qu’est ce qu’on fait ?

La situation peut vite changer mais il faut que chaque travailleur prenne ses responsabilités. Nous sommes plus
intelligents que les bourgeois car nous savons comment produire les richesses et gérer les services publics. Alors, pour se passer d’eux, il suffit de s’organiser. De ne plus avoir peur chacun dans son coin.
Car nous savons tous que nous ne vivons pas dans une réelle démocratie, le peuple n’étant pas souverain sur les décisions économiques et financières. Preuve en est l’austérité qui nous frappera sitôt l’élection présidentielle passée, que ce soit la Droite ou la Gauche qui l’emporte.

Il nous faut donc avoir le courage d’agir. Et ce courage ne peut être individuel ! Ensemble, nous pouvons construire une société débarrassée de la logique capitaliste, de la recherche infinie de la croissance et du profit, de l’incompétence sociale et des promesses mensongères.
Cette affirmation n’est pas utopique, le système collectif marche mieux que le chacun pour soi, comme en témoigne l’existence de la Sécurité Sociale.

La Sécurité Sociale, exemple concret du pouvoir ouvrier

L’exemple le plus significatif de cette intelligence de la classe prolétaire est la création de la Sécurité Sociale en 1945, imposant qu’une partie conséquente du salaire soit socialisé (la cotisation, et non les « charges », comme les médias faiseurs d’opinion ne cessent de l’asséner). Ce système collectif imposé en 1945 - lorsque les organisations ouvrières étaient radicalisées par la Résistance, que les organisations patronales et réactionnaires s’étaient déconsidérées par leur soutien au fascisme et au nazisme – a permis de financer les retraites, les allocations
familiales, l’assurance maladie, les allocations chômage. Ce système de contrôle ouvrier n’a cessé depuis sa
création d’être attaqué par la bourgeoisie - Gauche et Droite confondue-, au nom de la compétitivité, de la concurrence libre et non faussée, des dogmes libéraux, des accords interna-tionaux...
C’est pourtant ce système collectif et véritablement anti-capitaliste, qui a évité que des centaines de milliers de
Français ne sombrent dans la pauvreté et le dénuement lors du krach boursier de 2008, à la diffé-rence de millions de salariés d’autres pays.

Il faut donc se syndiquer

Le syndicat est le seul lieu de démocratie dont nous disposons. En effet, à la différence du système de démocratie
représentative vanté par la bourgeoisie, consistant à désigner des représentants qui, une fois élus, sont sous contrôle des intérêts financiers, le syndicalisme des principales confédérations françaises se réfère au fédéralisme. Le fédéralisme garantit l’indépendance des sections de base, et permet donc un contrôle constant
et décisif des syndiqués sur leurs représentants. Fondamentalement, le syndicalisme établit une véritable
démocratie directe, à condition bien évidemment que les syndiqués se (re-)saisissent de leurs droits en
contrôlant leurs représentants, et en évinçant les bureaucrates et autres technocrates donneurs de leçons,
appartenant plus à la bourgeoisie qu’à la classe ouvrière qui, de plus en plus, dénaturent l’organisation syndicale... En témoignent l’actuelle auto-désignation du successeur du secrétaire général de la CGT, ou l’existence de conseillers spéciaux de certains secrétaires généraux, qui n’ont pas été désignés par un congrès...

Le syndicat doit donc retrouver le plus rapidement possible sa véritable nature : défendre immédiatement les intérêts des travailleurs, mais aussi construire l’alternative au capitalisme en réactivant des pratiques de solidarité et de fraternité.
En effet, quand la CGT s’est créée, elle avait pour objectif de renverser le système capitaliste et de gérer le
Socialisme. Il faut faire revivre cet objectif. Ce n’est pas un rêve renvoyé à plus tard, de beaux discours de politiciens...
L’action syndicale, c’est le Socialisme qui se construit immédiatement. C’est l’action concrète !


Documents joints

PDF - 3.4 Mo
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