L’indépendance syndicale, base de l’autonomie ouvrière

jeudi 5 janvier 2012
par  Peau rouge

Brochure N°2 de la collection stratégie syndicale des CSR.

L’indépendance syndicale est souvent com- prise comme un devoir de neutralité de l’organisation ouvrière à l’égard de toute politique. Cette interprétation simpliste et finalement fausse profite à ceux qui défendent le passage du syndicat sous le contrôle d’une organisation ou d’une idéologie.

Or l’indépendance syndicale, emblématiquement représentée par la Charte d’Amiens de 1906, vise à préserver le groupement très spécifique qu’est le syndicat de toute tentative de pilotage extérieur ; elle s’oppose à sa transformation en organisation affinitaire.

Le syndicalisme-révolutionnaire rend le syndicat capable de formuler une réflexion politique, sociale, économique, des objectifs de lutte et un projet de société, le Socialisme, sans passer par la délégation à d’autres que lui.

Ceci ne signifie nullement qu’il reste fermé à des apports extérieurs, aux débats des organisations politiques notamment. L’indépendance n’est pas le repli sectaire plus qu’elle n’est la neutralité ; l’indépendance syndicale est la garantie que la classe ouvrière organisée en syndicat puisse accéder à son autonomie, autonomie garante de son processus d’émancipation résumée excellemment dans la formule : l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.


L’exemplaire est à 2 euros (port en plus) et disponible en envoyant un message