Les augmentations de salaires n’ont pas le temps d’attendre : urgence, mobilisations !

samedi 11 novembre 2006
par  CSR

Un sondage de La Tribune le confirme : 65 % d’entre-nous placent les salaires au premier rang de leurs préoccupations et 8 sur 10 pensent que ça ne va pas s’arranger.

De quoi alimenter les colères et les conflits. Même le ministère du Travail reconnait que c’est la première cause de conflits.

Mettre les pieds dans le plat !

Le Premier ministre, sans doute touché par la grâce de la campagne présidentielle, s’est ému des injustices et propose des mesurettes censées calmer notre appétit : l’augmentation de la prime pour l’emploi, la prime transport, l’allocation logement pour les étudiants peuvent mettre un peu de beurre dans les épinards de certains qui en ont bien besoin, mais cela ne règle rien.

Si nous ne voulons pas les miettes, alors il nous faut mettre les pieds dans le plat pour changer le menu !

On ne demande pas la lune, mais on ne veut pas non plus de la charité payée par nos impôts.

Alors STOP les cadeaux au patronat ! La très sérieuse Cour des comptes le dit elle-même : les exonérations des cotisations sociales des employeurs (jusqu’à 1,6 % du Smic) - 23 milliards d’euros en 2005 - n’ont pas l’influence significative sur la création d’emplois -notamment qualifiés-. Elles sont incontrôlées et vont à des entreprises qui, pour la plupart, n’ont pas besoin d’être aidées. Avec ces 23 milliards, on pourrait financer plus de 4 millions d’emplois salariés au Smic, alors qu’ils n’ont permis d’en créer au mieux 300 à 400 000 emplois !

Sans compter que l’Etat ne rembourse pas ces exonérations à la Sécu, ce qui contribue à creuser le fameux déficit dont on ne peut rendre les assurés responsables !

Une politique de bas salaires n’enraye pas le chômage !
En cette rentrée sociale, M. De Villepin doit revoir sa copie !

Ses propositions vont coûter cher au budget de l’Etat si l’on ajoute la petite dernière : les entreprises de moins de vingt salariés seront exonérées de toutes cotisations jusqu’au Smic !

Pendant ce temps-là, le Smic a augmenté de 1,36 euro par mois, le pouvoir d’achat moyen (donc pas pour tout le monde) de 21 euros en un an mais les patrons du CAC 40 gagnent 4 000 fois le Smic !

Alors qu’on nous fait de l’intox sur la reprise, l’embellie, la réalité c’est que les Français ont pris sur leurs économies : plus de 56 % sont surendettés !

Comment le Premier ministre peut-il sans s’étrangler annoncer que l’augmentation de la prime pour l’emploi est l’équivalent d’un 13e mois pour un Smicard... !

On ne demande pas à l’Etat de remplacer les employeurs ! Comment un patron, grâce à cet élan de générosité gouvernementale, pourrait-il être incité à embaucher et à payer des salaires au-dessus du Smic !

A quoi bon faire des efforts, des sacrifices, des études, de la formation si on n’est jamais reconnu, valorisé ! C’est ce qui a fait germer la graine de la révolte contre le Cpe… !

Ce qu’il faut, ce sont des augmentations de salaires à partir d’une grille commençant à 1 500 euros, et tout de suite.

Une conférence sur l’emploi et les revenus : chiche !
Dominique De Villepin l’a annoncée, à nous de la préparer !

Tous les candidat(e)s à la candidatures aux présidentielles vont tirer les plans sur la comète pour notre avenir, nous expliquer ce qu’ils vont faire pour qu’on soit heureux !

Cette échéance nous concerne bien sûr au plus haut point, et il serait bien que le débat prenne un peu de hauteur ! Mais si nous voulons que nos revendications soient satisfaites dès maintenant, il est urgent de ne pas attendre !

Dotez-vous d’une force
Où les syndicats sont inexistants, les salariés sont les plus vulnérables, leurs droits sont moins respectés et leur dignité souvent mise à rude épreuve.

A l’inverse, où les salariés se sont syndiqués et dotés de syndicats, les garanties sociales sont les plus avancées.

Et si vous osiez franchir le pas ? Si vous pensiez à vous syndiquer et construire l’outil utile à vous défendre et acquérir de nouveaux droits et plus de protection pour vous et votre famille ?

Le bulletin à télécharger peut vous y aider

Pavés
La France compte 16,8 % de smicards :
• 56 % des salariés gagnent moins de 1 500 euros,
• 40 % des salariés du commerce ont une paie à trois chiffres,
• 12,4 % vivent en dessous du seuil de pauvreté dont 100 000 étudiants.

Près d’un étudiant sur deux ne se soigne plus !
Poids des dépenses incompressibles : logement, énergie : 31 à 37 % de la consommation finale des ménages.
Logement : les loyers ont augmenté de 28,1 % entre 2000 et 2004 !


Documents joints

Tract Urgence, Mobilisations !
Tract Urgence, Mobilisations !