Fiche de formation n°5 La Gauche

dimanche 7 août 2011
par  James Connolly

Le concept de « Gauche » est couramment utilisé afin de définir le camp des travailleurs en opposition à nos adversaires : « la Droite ».

Idéalisme ou matérialisme ?

Cette notion de « gauche »
correspond
à une vision
idéaliste
des luttes sociales.

Ce serait
l’idéologie qui définirait l’action
politique. Il pourrait donc y avoir
des bourgeois de gauche défendant
les intérêts des travailleurs. Cette
vision est donc une porte ouverte à la
collaboration de classe puisque cela
sous-entendrait que les travailleurs
pourraient combattre côte à côte avec
des bourgeois pour défendre les mêmes
intérêts.

La plupart des organisations affinitaires
(recrutant sur une base idéologique),
partis ou non, développent ce
mythe, ce qui justifie un rassemblement
sans tenir compte de l’appartenance
de classe. Cependant, dans
l’histoire, des partis « socialistes » ont
pu exister en s’adressant quasi exclusivement au recrutement
de prolétaires.

C’est le cas du Parti
Ouvrier Socialiste Révolutionnaire
en 1890 en
france, du POUM espagnol
en 1935 mais aussi
de certaines organisations
libertaires se revendiquant
de la lutte
des classes (les communistes
libertaires).

Les syndicalistes
révolutionnaires, tout
comme les marxistes et
les communistes libertaires,
rejettent l’idéalisme.

Nous pensons que
l’idéologie n’est pas un phénomène
autonome mais au contraire qu’elle est
le produit de l’appartenance de classe.

Une organisation anti-capitaliste ne
peut donc défendre une politique cohérente
qu’en recrutant uniquement
dans le prolétariat, c’est à dire la seule
classe sociale qui a intérêt à combattre
l’exploitation capitaliste.
Ce schéma correspond à une vision
matérialiste, opposée à la vision idéaliste.

L’apparition de la notion de « Gauche » : contre la classe ouvrière

Cette
notion est partiellement issue de la
Révolution française de 1789.

A l’époque,
les députés devaient se prononcer
sur la possibilité donnée au Roi
Louis XVI de disposer ou non d’un
droit de veto sur les lois à venir. N’arrivant
pas à faire régner le calme, le Président
de séance demanda aux partisans
du Oui de se placer à sa droite,
et aux détracteurs à sa gauche.

Mais surtout la notion de gauche et de
droite se formalisa en structurant la vie
parlementaire de la monarchie de juillet
1830 (sous le roi Louis-Philippe),
sur un clivage qui n’a vraiment rien à
voir avec le mouvement ouvrier :
pour ou contre telle « famille » d’aristocrates,
pour ou contre un nouvel impérialisme
français.

La Gauche est donc le produit des
luttes parlementaires. Or ces luttes ont
été menées exclusivement par la bourgeoisie
qui, à l’époque déjà, monopolise
les sièges de députés.
Il n’y aura aucun député sans culotte.
En 1789, et aucun député ouvrier en
1830.

Rapidement ces députés bourgeois
vont montrer le vrai visage de leur politique.
Ils fondent des « clubs », embryons
de partis politiques, dans lesquels
la bourgeoisie dispose des postes
de commandement. L’erreur des
Sans Culottes, organisés au sein de la
Commune de Paris, sera de pratiquer
une politique de pression sur les députés
Montagnards, la gauche radicale
de l’époque menée par Robespierre,
au lieu de s’organiser de manière indépendante.

Ce parti choisira au final
de réprimer les Sans Culottes et de
liquider la Commune de Paris. La même
erreur sera renouvelée en 1848.
La gauche de l’époque choisit de frapper
en juin 1848 les ouvriers ralliés à
la perspective socialiste.

Au fil du XIXème siècle, la
gauche tend à se radicaliser sous l’effet
de
la pression ouvrière. Après avoir représenté
les financiers, commerçants
et artisans, la gauche devient la porte
parole des paysans pauvres et d’un
prolétariat de plus en plus nombreux.
Dans la seconde partie du siècle,
la gauche libérale cède la place à
une gauche « radicale » puis une gauche
« socialiste ». Des partis politiques,
se référant au marxisme, gagnent
une implantation militante et
électorale dans les villes, là où la classe
ouvrière lui offre une clientèle électorale.

Le vocabulaire marxiste dont se
dotent ces partis, cache la nature de
classe de ces organisations. Il existe
bien une base militante ouvrière. Mais
le gros de ces partis, et principalement
les cadres, sont constitués de bourgeois
(médecins, notaires, journalistes
et professeurs qui à l’époque appartiennent
au milieu des petits notables).

La personnalité de Jean Jaurès
est le symbole de cette évolution. Ce
notable, issu du radicalisme républicain,
finit par se rapprocher de la CGT
syndicaliste-révolutionnaire afin de
neutraliser un mouvement ouvrier un
peu trop autonome à son goût.

Les partis de Gauche sont nés des
luttes parlementaires au coeur des
institutions du système capitaliste.
Malgré leur discours marxiste, l’axe de
leur intervention politique est orienté
vers les mobilisations…. électorales,
vers la conquête de mairies et de sièges
à l’assemblée nationale. Les
sensibilités révolutionnaires sont vite
mises en minorité dans les partis socialistes.

La lutte électorale apparaît
comme la priorité stratégique. Elle s’intègre
au vécu des notables de gauche
et valorise leur capital culturel par rapport
aux ouvriers. Les luttes institutionnelles
protègent leur hégémonie et la
renforce même. Pour certains prolétaires,
les élections sont aussi le moyen
d’assurer une ascension sociale en
devenant des cadres politiques qui
s’échappent de l’exploitation capitaliste.
Le courant socialiste de Jules
Guesde est certainement le plus caricatural.
Son discours marxiste, son
projet révolutionnaire sans arrêt reporté
à plus tard, servent de caution à
une gestion quotidienne des municipalités
républicaines et à des alliances
électorales opportunistes.

Au moment où la gauche « socialiste »
commence à prendre le dessus sur la
gauche radicale et laïque, la première
est victime d’une véritable institutionnalisation.
Une lecture révisionniste du
marxisme apparaît, ce qui donne naissance
au réformisme.

Réformisme contre Révolution

Le réformisme a comme stratégie
le passage au Socialisme par étapes,
dans un processus pacifique. Les
réformistes entendent ainsi éviter un
affrontement avec la bourgeoisie. Cette
vision de la construction du Socialisme
les amène à privilégier la conquête
des institutions, celles ci devant se
mettre au service de réformes destinées
à réduire le pouvoir de la bourgeoisie.
Mais ce courant se divise rapidement
entre ceux qui croient réellement
à cette stratégie, et ceux qui utilisent
le discours réformiste afin de
s’accommoder du régime en place et
des petits privilèges qu’offre la gestion
des institutions.

Les réformistes demeurent des partisans,
du moins déclarés, du Socialisme.
Seule la stratégie les distingue
des révolutionnaires pour qui la destruction
de l’appareil d’Etat est une
nécessité. Ces deux courants se retrouvent
à agir côte à côte dans les
luttes quotidiennes. Les réformistes,
pour certains d’entre eux, sont également
partisans de la construction d’organes
prolétariens de contre pouvoir :
Syndicats, Bourses du Travail, Coopératives,
associations d’entraide,…
Mais en période de montée des luttes
sociales, le courant réformiste se divise
à nouveau. Il y a ceux qui se rallient aux révolutionnaires, emportés par
l’élan de la combativité ouvrière. Il y a
également ceux qui brisent les luttes
qu’ils estiment dangereuses pour la
construction du Socialisme par étapes.
Ils choisissent donc une politique clairement
contre-révolutionnaire qui les
amène à se démarquer du courant
révolutionnaire.
Ainsi en 1920, les réformistes choisissent
de canaliser les grèves vers des
négociations institutionnelles.
Mais c’est en 1936 que les désaccords
entre révolutionnaires et réformistes
apparaissent clairement. La victoire de
ces derniers est rendue possible par le
ralliement récent du PCF au réformisme.

Le Parti Communiste : une expérience originale et dépassée

Depuis 1934,
le PCF, tente de justifier son alliance
avec le parti socialiste (la SFIO) et le
parti Radical en se présentant comme
un « parti de gauche ». Le congrès de
Tours de 1920 sert d’argument pour
aller dans ce sens.
En effet, ce congrès voit une majorité
de délégués voter la transformation de
la SFIO en Section Française de l’Internationale
Communiste (SFIC puis
PC).

Cependant, comme la plupart des PC,
le PC français n’est pas le produit d’un
ralliement des notables réformistes à
la révolution.

La majorité des délégués utilisent
leur ralliement provisoire à la Révolution
russe comme un moyen de
faire oublier leur attitude nationaliste
pendant la Grande Guerre. Les bolcheviques
russes, souvent exilés en
France et en Europe occidentale au
moment des faits, ne sont pas dupes.
Ce nouveau Parti Communiste ne leur
apparaît pas fiable. Ils ont mené la
lutte contre la guerre impérialiste aux
côtés des syndicalistes révolutionnaires.
Ce sont donc les représentants de
la CGTU que Lénine reçoit à Moscou
en 1922 afin de leur proposer de prendre
le contrôle du PCF. C’est ce qui
sera effectivement fait dès 1924. La
grande masse des anciens adhérents
de la SFIO quittent le parti et sont remplacés
par les militants des Comités
Syndicalistes Révolutionnaires. En
1924, le secrétaire général du parti,
Pierre Sémard, est issu du Comité
Central des CSR comme les 6 autres
membres du Bureau Politique et 80%
des élus du Comité Central.

Le PCF ne s’est donc pas construit
dans une période de montée des
luttes ouvrières. Au contraire, il a été
utilisé par des syndicalistes révolutionnaires
comme un lieu de refuge dans
la situation de recul généralisé et international
de la lutte des classes. Il n’y a
donc pas eu de « bolchevisation » de
la SFIO. Ce sont au contraire les militants
syndicalistes qui créent leur propre
parti, selon le modèle travailliste.

Ce parti,
profondément ouvriériste et hostile à la
SFIO, servira aux militants ouvriers
comme un lieu d’ascension sociale. Le
« stalinisme » occidental sera donc
une greffe technocratique sur la sociabilité
ouvrière du syndicalisme révolutionnaire.
Les anciens du CSR se retrouvent
permanents politiques, maires,
députés-sénateurs et même ministres
à la Libération.

Mais, au fil des générations, le
parti est aspiré par la gestion des institutions
républicaines. Le PCF perd
progressivement son recrutement prolétarien
et oublie sa perspective socialiste.
Avec la chute du bloc soviétique,
le bolchévisme n’a plus grand chose à
apporter aux syndicalistes. Ceux ci se
détachent du PCF alors que ce dernier
tente de maintenir ses élus grâce à
des alliances de plus en plus opportunistes
avec le PS. En perdant son recrutement
syndicaliste, le PCF perd sa
raison d’être… mais contribue à maintenir
le mythe d’une « gauche » au
service de la classe ouvrière.

La crise du PS

Le parti socialiste français est un des
derniers partis contraint de maintenir
une référence au « Socialisme » tout
en défendant un programme clairement
capitaliste.
Cette référence lui a été imposée
par
la nature profondément syndicaliste du
PCF et par l’hégémonie de la CGT au
sein du mouvement ouvrier français.
Plus que tout autre en Europe ce mouvement
ouvrier tient à son autonomie,
une autonomie qui s’explique par le
souvenir des basses manoeuvres et de
la violence de la « bourgeoisie progressiste
 »
. Le PS ne peut donc capter
l’électorat ouvrier qu’en se revendiquant
d’une identité anti-capitaliste.

C’est toute la contradiction du
PS dans sa crise interne visible chaque
jour. Dès 1914, le PS se rallie
ouvertement à la gestion nationale du
capitalisme. Mais après chaque expérience
gouvernementale, le PS, discrédité,
est obligé de se régénérer en
adoptant un discours socialiste. Léon
Blum, membre du gouvernement pendant
la boucherie de 1914-18, maintient
après guerre la « dictature du
prolétariat »
dans le programme du
parti. Guy Mollet s’empare de la SFIO
en 1948 avec la même orthodoxie
doctrinale. Mitterrand fera de même au
congrès de rénovation du PS à Epinay
en 1971 : « violente ou pacifique, la
révolution, c’est d’abord une rupture.
Celui qui ne consent pas à la rupture
avec l’ordre établi…, avec la société
capitaliste, celui là, je le dis, il ne peut
pas être adhérent du PS »
. Depuis,
chaque congrès du PS est l’occasion
de faire de la surenchère démagogique.
Des secteurs du PS pensent
que le temps est venu d’abandonner
cette panoplie ringarde, en pariant sur
la disparition du PC et la discipline de
vote à gauche du NPA et du Parti de
Gauche. Les plus observateurs se
cramponnent au discours traditionnel
en constatant le rôle de la CGT dans
l’organisation de la résistance ouvrière
en France. Tant que le syndicalisme
de classe n’est pas encadré, le PS est
menacé à nouveau de se couper de
son électorat prolétarien.

Le mythe de l’émancipation par la prise de l’Etat

Le mythe actuel que
véhiculent les partis de gauche laisse
entendre que les travailleurs pourraient
confier à un parti leur émancipation. La
méthode privilégiée et la plus confortable
demeure les élections. La création
de lois sociales permettrait de défendre
les intérêts des travailleurs et de
réduire ceux des capitalistes.

Voyons
de plus près ce qu’il est advenu en France.

1936-1939 L’expérience du Front
Populaire est devenue un mythe.
Les
travailleurs ont élu des députés de
gauche pour faire appliquer leurs revendications.
Quel a été la politique du
gouvernement de gauche ?

En juin 1936, les travailleurs construisent
la grève générale et imposent
un accord au patronat, entre autre sur
les Délégués du Personnel et les
congés payés. Les partis de gauche
ont tout fait pour que la grève générale
ne débouche pas sur la révolution.

A l’été 1937, des grèves éclatent partout
en France…. pour faire appliquer
la loi sur les congés payés pourtant
gagnée quelques mois auparavant par
les travailleurs puis validée par le gouvernement
du Front Populaire. La réaction
de la SFIO au pouvoir à cette
période montre bien son rôle : le ministre
de l’intérieur, le social-démocrate
Salengro jure de mettre un terme « par
tous les moyens appropriés »
à ces
grèves. C’est ainsi qu’il ordonne l’envoi
de la gendarmerie contre les grévistes
qui luttent pour l’application… de la loi.
En 1938, c’est l’échec de la grève
générale qui met un terme à toutes les
avancées sociales de 1936. Deux ans
plus tôt les travailleurs pensaient que
l’Etat allait les aider à mettre en place
une législation sociale. Deux ans plus
tard c’est le gouvernement du Front
Populaire qui s’attaque aux lois sur les
40h et sur les congés payés. Les travailleurs
engagent la lutte contre ceux
à qui ils ont confié le pouvoir !
Les travailleurs ne tirent malheureusement
pas assez les leçons de
ces expériences de leurs propres luttes.
C’est le rôle d’un courant syndical
révolutionnaire de les y aider. Car il
apparaît plus facile de construire le
Socialisme par une succession de réformes
…. venant d’en haut. Il est plus
facile de consommer que de produire !
Mais cela veut dire aussi s’enfermer
dans sa situation de « citoyen » c’est-à
- dire d’administré sans pouvoir de décision
si ce n’est voter tous les 5 ans
pour un bourgeois « de droite » ou un
bourgeois « de gauche ».

En 1945, à la libération de la France,
malgré l’adoption du programme du
Conseil National de la Résistance, des
grèves éclatent et sont durement réprimées
(nombreux blessés et morts parmi
les grévistes) par l’Etat pour encore
une fois l’application des lois. En 1947
le PC doit quitter le gouvernement
sous la pression du mécontentement
ouvrier. La SFIO va s’y maintenir et
subir un discrédit total.

En 1981, alors que l’Union de la
Gauche est au pouvoir, là encore les
travailleurs seront priés de ne pas lutter
et d’attendre que l’Etat veuille bien
gérer leur bonheur à leur place. Les
nationalisations, indemnisées gracieusement,
donnent au peuple une
« propriété théorique » des entreprises
et services publics. Théorique et non
pas réelle car les travailleurs ne gèreront
rien. C’est la technocratie et les
cadres politiques de la gauche qui occupent
les postes décisionnels.

Ces expériences
n’ont pas ouvert la voie au
Socialisme.
Elles ont simplement
donné plus de puissance à l’Etat capitaliste,
renouvelé le personnel politique
en intégrant des parvenus. De nombreux
responsables syndicaux ont été
intégrés aux institutions, tout comme
les activités syndicales qui autrefois
étaient autonome de la bourgeoisie :
sport ouvrier, activités culturelles, coopératives,…
Ces lieux de vie fraternelle,
de contre-pouvoir ont été détruits….
par la politique d’intégration aux institutions.

Quand les gouvernements suivants se
sont attaqués aux acquis sociaux ils se
sont appuyés sur la « puissance publique
 »
et sur le mythe d’un Etat Social
véhiculé par la gauche.

Depuis des siècles, les classes populaires
s’étaient régulièrement révoltées
contre le pouvoir d’Etat. Les partis de
« gauche » ont réussi à donner à cet
Etat plus de légitimité que l’Eglise n’avait
réussi à le faire sous la monarchie.
Le basculement des réformistes vers la
gestion du capitalisme ne s’explique
pas seulement par la trahison, la corruption
individuelle et l’embourgeoisement
collectif. Leur modèle politique
est entré en crise. Les Fronts Populaires
en France et en Espagne ont montré
toutes les limites de la stratégie
réformiste. Face à une bourgeoisie qui
n’accepte pas de disparaître, il faut
bien assumer à un moment un affrontement
violent ou alors renoncer. Le
Front Populaire en France a reculé dès
1937 et n’a pas appliqué son programme
réformiste. Son homologue espagnol
n’a pas assez reculé et a dû subir
le choc d’un coup d’Etat et d’une guerre
civile improvisée car ne rentrant pas
dans le schéma des partis de gauche.

Mais la vraie crise du réformisme au niveau international intervient en 1973 avec le coup d’Etat de Pinochet au Chili qui marque la fin du mythe
« d’une voie pacifique vers le Socialisme ». Le président Allende et son Parti Socialiste étaient de vrais réformistes. Ils
croyaient pouvoir abattre le capitalisme par une succession de réformes mises en œuvre par l’Etat et appuyées par le peuple.
Malgré l’opposition active de l’armée, le gouvernement a refusé de donner des armes au peuple. Cette expérience réformiste,
a fini dans le palais présidentiel… bombardé par l’armée de l’Etat bourgeois. En choisissant de mourir les armes à
la main, Allende a voulu témoigner de l’échec de sa stratégie réformiste et transmettre aux travailleurs un message : le Socialisme
ne pourra se construire qu’en détruisant l’appareil d’Etat de la bourgeoisie.


Documents joints

Fiche de formation n°5 La Gauche
Fiche de formation n°5 La Gauche