Solidarnosc pour le pouvoir aux travailleurs

Brochure POLOGNE 1980–1981 n°2
jeudi 1er octobre 2009
par  James Connolly

Contribution d’un membre de la direction régionale de Lodz de Solidarité

Zbigniew Kowalewski – Paris, 5 février 1981.

Après une longue lutte, les courants radicaux qui soutenaient l’autogestion ouvrière ont remporté un succès lors de la seconde session du 1er Congrès national de Solidarité. Ce dernier a rejeté le compromis que le présidium de la Commission nationale (KK) du syndicat avait passé avec la Diète (Parlement) sur le contenu de la Loi sur l’autogestion et celui de la loi sur les entreprises d’Etat. La Congrès n’a pourtant pas considéré que la bataille sur le terrain législatif était terminée, même si elle débouchait sur une défaite partielle de Solidarité, dont ce compromis était en bonne partie responsable.

Comme l’avait proposé les délégués de Lodz, il fut décidé que les décrets d’application des deux lois – en contradiction flagrante avec les positions du syndicat et du Mouvement pour l’autogestion – devaient être soumis à un référendum dans les entreprises. C’est sur cette base que le syndicat devait lutter pour la modification des lois adoptées par la Diète. De plus, le Congrès exprima clairement sa volonté de poursuivre la lutte pour une véritable autogestion ouvrière, le syndicat devant appuyer la lutte des travailleurs même si elle conduisait à enfreindre ces lois [1].

Après l’adoption de cette résolution, une partie des militants partisans de l’autogestion, sans attendre la fin du Congrès, entreprit les préparatifs visant à développer le mouvement pour l’autogestion, tant sur le plan de son activité que de son organisation. La coordination régionale des organes d’autogestion de Haute-Silésie, sous la présidence de Jan Huzarewicz et avec l’aide de Henryk Szlajfer comme expert, décidait de réaliser ce pour quoi le « Groupe de Lublin » luttait depuis déjà plusieurs mois. A son initiative – douze jours seulement après le Congrès -, les délégués de 17 coordinations régionales créèrent, le 17 octobre, le Comité constitutif de la Fédération nationale de l’autogestion (KZ – KFS). Ce devait être un organe provisoire jusqu’à la tenue du « Congrès national des conseils des travailleurs », dont le but était d’assurer les conditions « permettant la création d’un modèle autogestionnaire de l’économie et de l’Etat » [2].

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[1Dokumenty Zjadu, BIPS, Gdansk, 1981, p.124-126

[2AS, bulletin de Solidarité de la région de Varsovie, n°45, 13 au 18 octobre 1981.


Documents joints

Brochure Pologne N°2
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