Communiqué de presse CGT New Fabris (Châtellerault - Vienne)

samedi 18 juillet 2009
par  James Connolly

Voici l’appel lancé par les salariés de New Fabris.

Partis ce matin à 6h de Châtellerault, nous étions 180 salariés de New Fabris à arriver devant le siège de Renault, quai Le Gallo à Boulogne-Billancourt à 10h15, bien décidés à nous faire entendre
de la direction de Renault.

Nous tenons à remercier les quelques dizaines de salariés et de militants syndicaux de Renault Flins,
Renault Le Mans, Renault Guyancourt, Renault Rueil, Renault Lardy et des succursales Renault,
mais aussi de Peugeot Poissy, qui sont venus nous soutenir.

Une délégation de 4 représentants syndicaux de New Fabris a été reçue par des représentants de la
direction de Renault à 11h. Mais après une heure trois quarts de semblant de négociation, la
direction de Renault est restée sur sa position, c’est-à-dire le rachat des stocks qu’elle évalue à 1,2
million d’euros. Cela fait 3.300 euros par salarié. C’est la même somme proposée par PSA. Comme
si Renault et PSA s’étaient entendus... mais sur notre dos. Cela ferait en tout 6 600 € par salarié.

On est loin des 30 000 euros que nous revendiquons.

C’est pour cela que nous avons ensuite manifesté notre colère dans les rues de Boulogne-Billancourt. Le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de nous envoyer les gardes mobiles.
Ceux-ci ont usé de violence et menacé d’employer des gaz lacrymogènes contre des manifestants
pourtant pacifiques.

Le gouvernement fait moins de zèle contre les patrons voyous.

Renault et PSA sont responsables de la fermeture de New Fabris car ce sont eux qui ont décidé du
jour au lendemain d’arrêter de travailler avec New Fabris, alors que nous travaillons à 90 % pour
ces 2 sociétés, et cela depuis des dizaines d’années.

Nous continuons donc notre lutte, bien déterminés à obtenir notre dû.
Dans l’après midi, M. Estrosi a annoncé vouloir nous recevoir lundi 20 juillet. Mais nous attendons
autre chose de cette rencontre que des CTP (Contrat de Transition Professionnelle).

Le gouvernement a su trouver des milliards d’euros pour les constructeurs automobiles ou des
centaines de millions pour les équipementiers. Il n’y a pas de raison qu’il n’y ait que les patrons qui
touchent cet argent et pas les salariés. 30 000 euros pour les 366 salariés de New Fabris, cela ne
représente que 11 millions d’euros.

Nous nous adressons également à tous les salariés des entreprises menacées de licenciement ou de
fermeture.

D’abord à ceux de Nortel à Chateaufort (Yvelines) et de JLG à Tonneins (Lot-et-Garonne) qui,
comme nous, ont menacé de faire sauter leur entreprise pour se faire entendre.

Nous nous adressons aux salariés des entreprises de la Vienne touchés par les licenciements : Valéo,
Aubade, Isoroy, Magneti-Marelli, Fenwick-Linde ...
Mais aussi à tous les autres : à ceux de Continental, Good Year, Mecacorp, SKF, Heuliez, Hewlet-
Packard, Alcatel-Lucent, Michelin, Air France, Marrionaud, DHL, Chafoteaux et Maury, ABB,
Molex, Altran et bien d’autres. La liste est hélas trop longue pour les citer tous.

Nous nous adressons à eux pour que nous disions tous ensemble NON à ces dizaines ou centaines
de milliers de licenciements.

Tous ensemble, nous pouvons nous faire respecter : pour obtenir de meilleures primes et conditions
de départ, mais aussi pour arrêter cette vague de licenciements et pour garder nos emplois.

L’union fait la force. Alors battons nous tous ensemble !


Châtellerault, jeudi 16 juillet à 20h

Vous pouvez nous contacter en écrivant à : newfabrisenlutte@yahoo.fr