Contribution des CSR

Bulletin préparatoire n°1
dimanche 10 mai 2009
par  James Connolly

Le 49ème congrès de la CGT va marquer un temps fort dans la vie de notre confédération puisque le débat sur les structures a été mis au centre de la réflexion. En tant que matérialistes, nous estimons en effet que la question de la structuration interne est déterminante, aussi bien au niveau de la formation militante des syndiqués qu’au niveau des outils utiles pour mener le combat contre le capitalisme.

Nous partageons l’opinion du CCN : le débat sur les structures ne doit pas être reporté plus longtemps. Mais ce débat doit être mené dans un cadre sérieux et fonctionnel, ce qui n’a pas été le cas pour la conférence sur les UL organisée suite aux décisions du 48ème congrès.

Des organisations fondamentales de la CGT (UL, UD, syndicats professionnels, Jeunes CGT, commission immigration,…) sont insuffisamment utilisées. D’autres organisations (syndicats d’entreprise, Comités régionaux, UGICT, Comités privés d’emplois, Union Syndicale de l’Intérim,..) apparaissent le plus souvent comme des éléments de dysfonctionnement interne et comme des obstacles à une action confédérale efficace.

Nous partageons un certain nombre d’analyses avec le document élaboré par la commission Ad Hoc en vue de la préparation du congrès. Nous nous permettons d’apporter notre propre contribution au débat afin d’approfondir cette réflexion. Cette contribution s’appuie sur le travail mené par nos militants sur les terrains professionnels et interprofessionnels. Ils sont confrontés au quotidien, comme tous nos camarades syndiqués, à des obstacles internes.

Nous avons fait le choix de donner une dimension historique à notre analyse, non pour entretenir une quelconque nostalgie mais bien parce que la structuration du salariat actuel est relativement comparable à celle qui existait lors de la construction de la CGT à ses origines (1895-1914) : domination des PME, précarité des contrats de travail, instabilité professionnelle des jeunes travailleurs, surexploitation des femmes et des travailleurs immigrés, déqualification de la main d’œuvre…

A cette époque, avec très peu de moyens (4 permanents confédéraux), une répression intense et un salariat minoritaire dans le pays, la CGT arrive à s’implanter durablement et à gagner des batailles importantes.

Si elle a pu le faire, c’est parce que son organisation interne avait été adaptée aux conditions sociales et à sa stratégie révolutionnaire.

Ce n’est malheureusement plus le cas actuellement !
Pour lire le Bulletin de contribution au débat préparatoire (N°1).


Documents joints

Bulletin préparatoire N°1
Bulletin préparatoire N°1