Occupation de la Bourse du Travail par les sans-papiers de la CSP75 : une impasse !…

Communiqué de presse UD CGT Paris
jeudi 25 septembre 2008
par  CSR

Dans un communiqué de presse daté du 18 septembre 2008, la Coordination des collectifs de sans-papiers
75 (CSP75), qui occupent la Bourse du Travail depuis le 2 mai, pose sous forme d’accusation la question
suivante : (sic)
« Y a-t-il un accord entre une partie de la direction de la CGT et la Préfecture pour empêcher la
régularisation des 1300 sans papiers de la Bourse du Travail ? ».

Ces accusations mensongères soulèvent notre indignation et nous les condamnons !

Comment pourrions-nous, depuis plus de 8 mois, mener le combat pour la régularisation des travailleurs
sans-papiers en grève dans les entreprises de la capitale et nuire à d’autres ?

Bien au contraire, l’Union départementale CGT s’oppose fermement aux critères unilatéralement
décidés par la Préfecture. Ceux-ci barrent la route aux régularisations de nombreux salariés
sans-papiers depuis le début du conflit.

Nous condamnons également la Préfecture de Police qui :
Organise des rafles dans Paris,
Fait tout pour ralentir l’examen positif des demandes de la CSP75, y compris, il en est de même pour les
demandes de la CGT,
En outre, a tout intérêt à attiser les tensions entre cette dernière et la CGT !

L’UD CGT de Paris, a pris des initiatives pour soutenir les adhérents de la CSP75 à savoir :

Le 3 juillet dernier, un rassemblement s’est tenu devant la Préfecture. Il a permis une rencontre avec
le Chef de Cabinet du Préfet en présence des associations, des syndicats et de représentants de la
CSP75. Ceux-ci ont pu remettre ensuite les dossiers pour un nouvel examen (ceux-ci avaient été
refusés le 30 avril dernier).
Lors de deux réunions consécutives avec les représentants du Préfet, l’UD CGT de Paris a soutenu
l’examen de ces dossiers.
Par contre, toutes les propositions faites par la CGT pour arrêter l’occupation de la Bourse du Travail
ont été rejetées par les délégués de la CSP75.

L’UD CGT de Paris invite les délégués de la CSP75 à :
Cesser leurs calomnies et ouvrir les yeux sur le rôle de la Préfecture pour diviser la mobilisation actuelle,
Réfléchir à des formes d’actions constructives permettant d’aboutir à la régularisation de
leurs membres au lieu de persévérer dans une occupation sans issue,

Seule l’unité des sans-papiers, avec toutes les organisations, est de nature à faire bouger la Préfecture.

L’occupation, par la CSP75, de la Bourse du Travail où sont logés les syndicats, n’exerce aucune
pression sur les représentants de l’Etat. Par contre, en interdisant l’usage de 7 salles de
réunions elle gêne le fonctionnement des syndicats pour mener à bien la défense de l’ensemble des
salariés parisiens.
De ce fait, c’est aujourd’hui dans une impasse que se trouvent les 1300 sans-papiers de la CSP 75.

Paris, le 24 septembre 2008