Déclaration de la CGT suite aux négociations sur le marché du travail

mardi 15 janvier 2008
par  James Connolly

Dire que la déclaration de la conf CGT du 11 janvier 2008 est décevante relève de l’euphémisme. Certes, nous ne signerons pas l’accord, contrairement aux confédérations jaunes...

Mais se féliciter d’avoir fait "bouger le patronat sur quelques uns de ses objectifs fondamentaux" grâce à un travail réalisé en commun avec les autres syndicats et en même temps accepter qu’ils signent cet accord, "quelque soit le positionnement final " relève de l’aveuglement.

Le syndicalisme rassemblé version 2008 débute mal sa carrière...

Pour lire la déclaration :


Documents joints

Déclaration CGT sur l'accord Marché du (...)
Déclaration CGT sur l'accord Marché du (...)

Commentaires  forum ferme

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dimanche 20 janvier 2008 à 12h07 - par  P. Bardet

la déclaration du bureau confédéral de la CGT est un peu moins alambiquée.

http://docsite.cgt.fr/1200499525.pdf

et l’analyse de cet accord pourri
http://docsite.cgt.fr/1200492299.pdf

est bien faite

http://docsite.cgt.fr/1200499526.pdf

la déclaration du bureau datée du 15 janvier encense un peu moins les autres organisations, mais n’ouvre pas de perspective de lutte

Il serait illusoire de penser que l’on pourra s’unir avec ces autres confédérations sur les sujets qu’ils ont acceptés, tel la refonte de l’assurance chômage. Au passage, notons que FO, soit-disant opposé à la fusion ANPE/UNEDIC vient de l’accepter par cet accord du 11 janvier.

De même, à l’article 16 de cet accord, la fin de l’assurance chômage spécifique des intermittents et saisonniers est programmée.

Extrait de la déclaration

Celles-ci ont pour objectif d’intimider les syndicats pour qu’ils paraphent des dispositifs de flexibilité qu’ils auraient récusés dans d’autres circonstances. La menace gouvernementale de procéder par la loi, si aucun accord n’était possible a pesé. Le scénario risque de se reproduire et place tous les acteurs
devant leurs responsabilités.

Il n’est pas sans interpeller les salariés sur leur
mobilisation et la force d’un syndicalisme de conquêtes sociales pour peser sur le contenu des négociations.

Ce n’est pas non plus sans interpeler notre direction confédérale, à laquelle il appartient de fédérer les luttes, de ne pas s’arrêter aux limites des alliances au sommet, qui conduisent systématiquement à la trahison (n’oublions pas la lutte contre le CPE et le CNE, où la CFDT ne voulait pas entendre parler du CNE)

lire aussi d’autres commentaires http://bellaciao.org/fr/spip.php?article59753

C’est la guerre : quand est-ce que la direction de la CGT s’en rendra compte ?

la stratégie d’union avec la CFDT est une connerie