LA POSTE PARISIENNE LOURDEMENT CONDAMNÉE AUX PRUD’HOMMES !

mardi 11 décembre 2007

En novembre 2004, une collègue du bureau de poste de Paris Sorbonne est licenciée. Motif : ses absences, des congés ordinaires de maladie, perturbent le service !

Après avoir perdu en première instance, d’où les délais aussi longs, la cour d’appel de Paris lui donne raison le 20 novembre et condamne la direction du Réseau Grand-Public de Paris Sud à verser un rappel de salaire (depuis janvier 2005) de 53 000 euros + 5000 euros de congés payés, soit 58 000 euros ! La
direction a également obligation de réintégrer notre collègue ! Une grande victoire pour notre collègue et tou-te-s les postier-e-s qui pourraient se trouver dans la même situation !

Malade : tu dégages !
La Poste affiche un cynisme qui n’a rien à envier aux entreprises les plus dures. Le cas de la guichetière de Paris Sorbonne n’est malheureusement pas un exemple isolé.

La médecine de prévention de La Poste avait pourtant reconnu des inaptitudes médicales à notre collègue l’empêchant de tenir une position de travail en lien direct avec le public. La direction du RGP de Paris-Sud n’en n’a pas tenu compte.

Celle-ci avait pourtant obligation de lui trouver un poste compatible avec ses
contraintes médicales, comme le code du travail l’y oblige. Elle a choisi l’option répressive et a viré notre collègue !

La direction prise la main dans le sac !
La collègue a donc été licenciée car ses absences (congés maladie), soi-disant, désorganisaient le service. En 2006 (l’année suivante donc), la direction du Réseau Grand-Public de Paris Sud a le culot de supprimer un emploi de guichetier-e lors de la réorganisation du bureau de Paris Sorbonne.

Comme quoi, les absences répétées (pour maladie on le rappelle) ne désorganisaient pas tant que ça le service !

La juge du tribunal de la cour d’appel de Paris a donc déclaré que le licenciement était nul ! Elle a ordonné la réintégration de la salariée. Et condamne La Poste à
payer les salaires et les congés payés depuis janvier 2005, et le compteur tourne juqu’à la réintégration. A ce jour, la direction doit verser 58 000 euros à notre collègue !

Encore une fois, La Poste se fait prendre en flagrant délit de licenciement illégal et nul. Elle n’hésite pas, au delà des réorganisations successives qui suppriment des emplois à tour de bras, à utiliser la méthode répressive pour diminuer la masse salariale. La politique de rentabilité n’a pas de limite ! Nous sommes bien loin du discours social que La Poste entonne dans sa communication interne et externe.

Pour SUD, qui a monté le dossier aux prud’hommes et a assuré la défense de notre collègue, la défense des droits individuels fait partie intégrante de la lutte collective ! Cette victoire servira à d’autres !

Toutes les infos sur le site SUD des services postaux parisiens