GREVE TOTALE JUSQU’A L’ABROGATION DE LA LRU !

samedi 8 décembre 2007
par  CSR

Lycéens, étudiants, personnels :
Ce n’est pas le moment de lâcher !!

Le gouvernement, les médias aux ordres, les bureaucrates de l’UNEF l’ont tous en chœur décrété : le mouvement est terminé. Et pourtant, mercredi 5 décembre, une trentaine d’universités étaient (au moins partiellement) en grève avec blocage : Paris I–Tolbiac, Paris III, Paris IV (Clignancourt, Malesherbes), Paris VII (Javelot, PRG), Paris VIII Saint Denis, Paris X Nanterre, Rouen, Tours, Caen, Nantes, Toulouse II le Mirail, Pau, Lyon II, Montpellier III, Lille III, Limoges, Amiens, Nancy II, Grenoble I, Grenoble II, Grenoble III, Reims, Poitiers, Nice, Perpignan, Angers, Clermont. Des dizaines de lycées étaient bloqués et les personnels étaient en grève reconductible à Toulouse le Mirail, Lille I, Paris III, Paris VIII, Saint Charles Marseille, Reims, Tours.

Nous sommes isolés et pourtant nous résistons. Dans beaucoup d’universités, les présidences conjuguent une répression féroce et sans précédent (fermetures administratives, incitation à la violence contre les grévistes, recours systématique à la police) et, en concertation avec les bureaucrates syndicaux, magouilles pour nous faire reprendre les cours (référendums bidons, banalisation quelques demi journées, etc.). Il n’y a rien à négocier avec les présidences qui sont nos ennemis. Etudiants et personnels, nous devons nous unir dans la grève contre les présidents qui jouent déjà leur rôle de patron et de flic que la LRU leur octroie et renforce. Le pitoyable Bruno Julliard, président de l’UNEF qui quitte ses fonctions pour une bonne place au PS, a trahi une dernière fois en prétendant avoir obtenu quelque chose alors que le gouvernement n’a pas touché à sa loi et a simplement décidé d’injecter 5 milliards d’euros (fruit de la privatisation d’EDF !) pour les cursus d’élite et pour mieux appliquer sa loi scélérate.

Nous devons nous battre pour qu’un maximum d’AG votent la grève avec blocage. Sans blocage, la grève est purement virtuelle car nous sommes obligés d’aller en cours sous peine d’être défaillant ou de perdre notre bourse. Le blocage est le moyen indispensable pour faire respecter le vote majoritaire de la grève car bien évidemment les présidents – chiens de garde de Sarkozy n’annulent pas les cours quand la grève est votée.

Pour gagner, il faut qu’un maximum d’universités et de lycées soient bloqués, que nous multiplions les actions de blocage économique, et que les personnels nous rejoignent dans la grève (et pas seulement une journée de temps en temps). Si la grève dure, la situation deviendra vite intenable pour le gouvernement et le patronat qui ont besoin que les universités et les lycées fonctionnent et qui aura tout à craindre de la contagion à d’autres secteurs. Nous pensons qu’en ce sens, il serait judicieux que la prochaine coordination nationale appelle à une grande manifestation centrale à Paris avant Noël en invitant les confédérations syndicales à y appeler avec nous. Cela contribuerait également à donner de la visibilité à notre mouvement.

Nous lançons un appel solennel aux syndicats de personnels de l’enseignement supérieur : vous êtes pour l’abrogation de la LRU, alors qu’attendez vous pour appeler clairement les personnels à la grève reconductible jusqu’à l’abrogation ? C’est le moment, frappons tous ensemble au même moment ! Nous sommes écœurés par l’attitude honteuse de certains bureaucrates qui interviennent dans nos AG pour nous faire la morale, pour nous mettre la pression pour que nous levions les blocages, alors qu’ils ne sont même pas en grève ! C’est pourtant dans les universités où les personnels sont en grève reconductible ou au moins soutiennent clairement les étudiants en grève, que le mouvement est le plus fort. Nous leur disons merci, merci beaucoup, car nous savons que vous devez faire face à de multiples pressions.

Les militants de la FSE s’investissent pleinement dans les AG et font leur maximum pour que la grève soit la plus solide et auto-organisée possible. Nous ne devons pas baisser les bras. Courage camarades !

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