Quand les syndicats n’appellent pas à la reprise, la grève continue.

samedi 24 novembre 2007
par  CSR

Tract SUD-Rail 22 novembre 2007

Depuis plusieurs semaines une dynamique unitaire intégrant la quasi-totalité des fédérations a permis un formidable mouvement de grève à la SNCF. Seule la FGAAC s’est mise d’emblée en dehors du mouvement : en récompense, la direction lui a réservé l’exclusivité des annonces préparées pour répondre à la menace de grève.

Ces miettes n’ont pas fait illusion : le 14 novembre une grève très forte démarrait. L’abandon par la CFDT dès le troisième jour n’a pas eu d’effet trop négatif, d’autant que plusieurs de leurs syndicats locaux sont restés solidaires de la grève.

La situation est devenu plus difficile à compter de mardi 20, lorsque la CGT a commencé à appeler à la reprise du travail dans plusieurs sites, rompant l’unité avec SUD-Rail et FO pour la faire avec seulement UNSA/CFTC/CGC. Mercredi, avant même le début des discussions avec le gouvernement et la direction, « des signes de reprise » étaient donnés, conformément au diktat ministériel. Ensuite, inexorablement les reprises des uns ont permis d’obtenir les reprises des autres puisque « le chiffre de grévistes baisse ».

Pour autant de très nombreux militants et collectifs CGT ont préféré poursuivre la lutte, s’en tenant au même constat que celui fait par les fédérations SUD-Rail et FO : nous avons décidé ensemble d’entrer dans un mouvement que nous savions probablement long, car nous ne voulions pas céder sur l’allongement de la durée de cotisations, les décotes, la désindexation, le double statut.

C’est ce qu’on confirmé nombre d’Assemblées Générales, jeudi encore. Même dans celles qui ont décidé la reprise, les interventions furent nombreuses pour dire « nous ne sommes pas satisfaits ! »

Les fédérations syndicales sont invitées à 11 réunions d’ici le 18 décembre. SUD-Rail sera présent : les revendications des grévistes seront défendues, les cheminots seront informés des propositions du couple gouvernement/direction.

Les grévistes savent que nous pouvions obtenir beaucoup si l’unité était maintenue :
- pour les cheminots,
- pour l’ensemble des salariés des régimes spéciaux,
- pour tous les salariés de ce pays, dorénavant directement sous la menace du passage à 41 années de cotisation en 2008, puis 42, etc.

L’unité rompue, la situation est bien plus difficile ! SUD-Rail apporte son soutien à tous les cheminots en grève.