RETRAITES : 37,5 ans de cotisation pour tous : c’est possible !

mercredi 14 novembre 2007

L’instance très officielle du COR (Conseil d’Orientation des Retraites) a calculé, dans son rapport de 2001, le coût de l’équilibre des retraites à l’horizon 2040, avec annulation des mesures Balladur de 1993 (et des mesures contenues dans l’accord ARRCO/AGIRC de 1996).

Le problème de l’équilibre des comptes ne se pose plus ensuite puisque la génération du papy boom aura disparu. Il évalue ce besoin de financement à 6,5 points de PIB, c’està-dire de consacrer 18,5% du PIB aux retraites, au lieu de seulement 12% aujourd’hui.
En fait, il s’agit de poursuivre, pendant les 40 prochaines années, le même effort que celui réalisé lors des dernières 40 années.

EN 1959EN 2003EN 2040
PIB en milliard d’€ notés G€ (valeur 2003) 750 G€ 1500 G€ 3000 G€
% pour les retraites 5,4% 12% 18,5%
part PIB pour les retraites 40,5 G€ 180 G€ 555 G€
PIB pour le reste 709,5 G€ 1320 G€ 2445 G€

Est-ce réalisable ?
Ces 3 000 milliards d’euros en 2040 seront obtenus avec une augmentation de productivité de 1,7% par an : c’est réaliste puisqu’elle a augmenté de 2% en
moyenne depuis 40 ans !

Revenir aux 37,5 annuités pour tous suppose de réaliser une augmentation de 15 points de cotisations lissée sur 40 ans, soit 0,37 point de cotisation supplémentaire par an. Ces chiffres, établis en 2001, peuvent même être revus à la baisse compte tenu des dernières projections démographiques de l’INSEE.
C’est donc une décision politique, possible économiquement… à condition d’accepter le fait que toutes les richesses produites ne partent pas aux profits.

Les richesses produites par le travail augmentent, c’est la façon dont elles sont réparties qui est déterminante pour la bonne santé de la protection sociale et des retraites.

Pourtant, le gouvernement actuel multiplie les cadeaux aux plus riches et entend compenser son manque à gagner en faisant payer les couches sociales les moins favorisées. Cette politique anti-sociale n’est pas acceptable.

- 15 milliards d’euros : c’est le coût, en année pleine, du paquet fiscal qui profite aux plus fortunés.

- 30 milliards d’euros : c’est le montant des allègements de cotisations pour les entreprises en 2007.

- 8 milliards d’euros : c’est le manque à gagner pour la collectivité dû à l’absence de fiscalité et de cotisations sociales sur les « stocks options ».

- 100 milliards d’euros : ce sont les bénéfices des entreprises du CAC 40 pour 2006.

- 160 milliards d’euros : c’est la part du PIB perdue par les salarié-e-s lors des 20 dernières années (10 points sur un PIB de 1600 Milliards d’euros).

Oui, la rue est légitime ! Tous ensemble, on peut faire reculer le gouvernement !

On veut nous faire croire que depuis la victoire électorale de Sarkozy, toute contestation de sa politique serait illégitime. Pourtant les grandes conquêtes sociales (congés payés, SMIC, retraite,…) l’ont été par la rue et le plus souvent contre l’avis de gouvernements élus : qui va s’en plaindre ?

Le mécontentement des salariés du public et du privé est croissant contre une politique indigne en faveur des plus riches. Les stewards et hôtesses d’Air France viennent de faire grève pour leur salaire.

La RATP et EDF GDF seront dans l’action le 14 novembre avec la SNCF qui part en grève reconductible. La fonction publique le sera 20 novembre....

Pour l’Union syndicale SOLIDAIRES, il faut faire converger les luttes pour exiger une autre répartition des richesses pour satisfaire les besoins sociaux de toutes et tous.

Tous ensemble, tout devient possible !

toutes les infos sur le site sud des postaux paris