LA POSTE : LA CULPABILITÉ DOIT CHANGER DE CAMP !

mardi 16 octobre 2007

Faire la fête, pour oublier que ça va mal, voilà le remède que prescrit la Poste, une fois l’an, à son personnel. Il faut bien faire avaler la pilule des effectifs réduits, des objectifs commerciaux, omniprésents et sanctionnables !

Le plan "Contre Toute Attente" et la mise en place des boutiques accroissent le stress et la colère des collègues. La boîte continue à vendre ses plans mal maquillés de suppresssions d’emplois. L’attente, avec tickets tourne au cauchemar et au « foutage de gueule » des "clients" et des guichetiers.

Nous sommes de plus en plus déroutés par les décisions de la boîte. Comment peut-on être convaincu qu’en supprimant des emplois tous les ans, les files d’attente vont diminuer ? Dans un tel contexte, comment espérer une augmentation de la fréquentation et offrir un accueil de qualité ?

Dans cette escroquerie les usagers ne sont pas épargnés : certains bureaux parisiens ouvrent le samedi après midi (Victor Hugo, Vouillé, Italie, Victor Hugo ...) pour, nous dit-on, participer à la vie sociale du quartier et valoriser l’image des bureaux de poste en tant "qu’enseigne" de services de proximité. Dans les faits, seuls les services à potentiel
commercial (boutique et/ou services financiers) sont accessibles.

Pour ne pas déconcerter les usagers, les guichets à découverts seront-ils garnis de pots de fleurs, cactus, plantes carnivores voire chrysanthèmes ? Silence, on vend !

Lors des réunions diverses, La Poste n’évoque pas les difficultés, les malaises... c’est la grand messe des chiffres, des trainings. Toujours faire semblant de se sentir bien, éviter les conflits avec les collègues, la hiérarchie et les « clients », soigner son sourire de convenance, garder, refouler sa colère, son sentiment d’injustice : ce sont vraiment des
pressions morales constantes.

Toujours plier, toujours subir, c’est de la destruction d’être humain.
Rester motivé et s’adapter à toutes les réorganisations de travail, quelle abnégation !
Les directeurs ne reculent devant rien pour nous culpabiliser. En accusant les malades, les grévistes (du lundi) pour justifier la pénurie d’effectifs, et la baisse du satané chiffre d’affaires, ils font preuve d’une mauvaise foi sans limite.

Dans le même registre, une file d’attente importante serait la conséquence d’un manque d’efficacité, de rapidité ; un mauvais chiffre d’affaire serait du à un manque d’investissement et à une absence de culture d’entreprise.

Concrètement dans certains bureaux, des collègues sont tellement culpabilisés qu’ils se privent de la pause réglementaire, doublent, dépassent leurs horaires pour pallier au manque d’effectifs. Le délabrement des bureaux de poste n’est pas de notre responsablilité, mais la conséquence d’une décision politique et de sa mise en place coûte que coûte.

Brisons le silence pour rompre l’hypocrisie !

Toutes les infos postales sur http://www.sudposte75.fr