Une directrice de centre de tri à La Poste condamnée pour discrimination à l’embauche !

mardi 11 septembre 2007

La Poste nie l’évidence et se rend complice !

L’ancienne directrice du centre de tri de Saint-Brieuc vient d’être condamnée par le TGI pour discrimination à l’embauche.

Elle est condamnée à :

- 1 500 euros d’amende avec sursis

- verser la somme de 1150 euros à 7 requérants (750 euros de préjudice financier, 250 euros à titre de préjudice moral et 150 euros au titre de l’article 475-1 CPP)

- verser la somme de 250 euros à leurs parents (250 euros de préjudice moral et 100 euros au titre de l’article 475-1 CPP).

En 2004, 44 demandes d’emplois saisonniers émanant d’enfants du centre de tri étaient recencées ; 9 de ces demandes n’ont pas été satisfaites. Sur ces 9 refus, 8 concernaient des enfants de membres du conseil d’administration de l’association de défense des postiers des Côtes d’Armor (ADS).

Les motifs des refus présentés par la directrice du centre n’ont convaincu personne et le juge a estimé que « l’intention discriminatoire apparaît donc établie car elle est la seule explication rationnelle possible au constat fait ci-dessus de la proportion d’enfants refusés dont un des parents, agent de CTC, est aussi membre du conseil d’administration de l’association ADS ». En conclusion, il « déclare Mlle X coupable des faits qui lui sont reprochés ».

Ce jugement est donc clair et sans aucune ambiguïté. Pourtant, la direction de La Poste a continuellement soutenu cette directrice et continue de le faire malgré la teneur du jugement. Dans un premier temps, la directrice a bénéficié d’une promotion alors qu’elle était sous le coup d’une mise en examen. La direction de La Poste se justifiait alors en avançant le principe de la présomption d’innocence.

La condamnation de la directrice n’a pas fait évoluer l’attitude de La Poste. Dans un communiqué, la direction régionale de La Poste indique que « le 22 décembre 2006, le procureur de la République de Saint Brieuc avait déposé ses réquisitions aux fins de non-lieu en soulignant que rien dans l’attitude et les choix opérés par l’ancienne directrice n’était démontré comme étant discriminatoire ». Elle aurait du s’appuyer sur les écrits de l’avocat de la directrice, ses arguments démontrant son innocence devaient être encore plus assurés !

En couvrant des pratiques que la justice dénonce comme de la discrimination, la direction de La Poste montre son irresponsabilité sociale. Elle démontre ainsi que ses discours sur le dialogue social ne sont que de la poudre aux yeux.

Une telle attitude n’est pas totalement pour nous surprendre. En effet, nous avons pu constater que les pressions exercées sur les militants ou même sur celles et ceux qui osent seulement exprimer un avis différent de la hiérarchie sont de plus en plus monnaie courante. Les conseils de discipline à l’encontre des militants syndicaux aussi.

Cette situation n’est plus tolérable. La fédération Sud-PTT interpelle officiellement le président Bailly pour qu’il mette fin à ces pratiques.

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