ATTAQUE SANS PRECEDENT CONTRE LE DROIT DE GREVE A LA POSTE !

vendredi 27 juillet 2007

Ou quand la direction n’hésite pas à employer la violence pour arriver à ses fins !

La Poste a décidé de s’attaquer frontalement aux grèves des centres de tri. Préavis du syndicat SUD refusés pour des motifs bidons, pressions et menaces disciplinaires contre les collègues des CTC... Face au malaise social des agents de nuit, tant dans les CTC que les nouveaux centres industriels « PIC », la boîte a décidé d’utiliser la force, de manière brutale et radicale. C’est sa seule réponse face à des mouvements de grève populaires présents à La Poste depuis 10 mois.

Le 18 juillet, La Poste a lancé une initiative nationale, reléguée par chaque DOTC, pour contrer les préavis de grève légitimes et parfaitement réguliers, de la fédération SUD-PTT comme du syndicat SUD des services postaux parisiens (qui couvrent avec des revendications locales les nuits de Paris 14 CTC, Louvre CTC, Louvre CDIS et Gonesse PIC). L’enjeu est évident, au lieu de répondre aux attentes des grévistes des nuits (heures de nuit sous-payées, régimes de travail de plus en plus contraignants comme les 5 nuits d’affilée par semaine), La Poste tente de briser un mouvement de grève par la force.

C’est une première à La Poste, et dans la droite ligne de la politique déjà mise à l’oeuvre à Bordeaux CTC. Le dialogue social tant mis en vitrine par la direction, montre ici un visage nettement moins humain... La direction a déclaré la guerre à une grève historique des centres de tri, au syndicat SUD qui soutient seul nationalement les revendications des agents des nuits, et à l’ensemble du personnel.

A Gonesse PIC, jeudi 19 juillet en soirée, alors que deux représentants syndicaux SUD venaient distribuer des tracts, conformément au droit syndical à La Poste, un service d’ordre de cadres, sûrement grassement payés, ainsi que plusieurs vigiles privés, se sont interposés face à nos deux militants.

Ces nervis ont empêché nos militants d’effectuer leur distribution de tracts, ce qui est une entrave caractérisée et illégale au droit syndical, et les ont agressé physiquement !

Une plainte contre X a été déposée, un recours juridique au TGI va être déposé par le syndicat SUD.

Comme SUD l’a répété, nous considérons nos préavis de grève parfaitement réguliers, si la boîte estime le contraire, qu’elle aille devant les tribunaux !

Ce n’est pas à un patron de se prononcer sur la satisfaction ou non des revendications du peronnel, ni sur la régularité d’un préavis, ça c’est le boulot d’un juge des référés.

La fédération SUD-PTT a écrit aux organisations syndicales non signataires de l’accord relatif au travail en nuit, à savoir la CGT, FO, la CFDT et la CFTC, et leur a proposé une démarche commune.

DANS UNE PERIODE DE PERTE DES ACQUIS SOCIAUX, DE REMISE EN CAUSE DU DROIT DE GREVE, SUD EN APPELLE A LA RESISTANCE. SUD MAINTIENT SES PREAVIS DE GREVE.

NOS DIRIGEANTS NOUS DECLARENT LA GUERRE : ILS LA PERDRONT !

www.sudposte75.fr