Nuits des Centres de tri et PFC à La Poste : Pas de vacances pour la grève !

mardi 10 juillet 2007

Après la consultation des personnels sur les suites du conflit, organisée par SUD-PTT en juin, la lutte des services de nuit se poursuit.

Une trentaine de centres sont toujours mobilisés pour la suppression des horaires atypiques et l’heure de nuit à 3 euros. Pour SUD-PTT, la direction doit réouvrir les négociations sur les régimes de travail et surtout mettre les brigades de nuit sur un pied d’égalité en matière de surmajoration. Les fédérations CGT et FO se sont prononcées pour un renforcement du mouvement. Dès la rentrée, les conditions d’une lutte unitaire doivent être possibles.

Un accord diviseur
L’accord signé le 8 juin par les fédérations CGC et UNSA est loin de satisfaire les personnels mobilisés depuis près de 9 mois. A travers cet accord, c’est bien la division des brigades qui met le feu aux poudres. C’est ce que le personnel
a signifié en refusant de suspendre le mouvement et en se prononçant à une forte majorité pour continuer la grève.

En effet, cet accord minoritaire est loin de correspondre à l’attente des grévistes, même s’il y a quelques avancées significatives pour certains régimes de travail.

La réalité est que pour une 2 nuits sur 4, la revalorisation du taux de l’heure de nuit (1,50 en avril) donne une augmentation de 25 euros nets, pour une 22h/6h (avec la surmajoration), elle sera de 66 euros nets mensuels et pour une 0h/6h, elle sera de 77 euros nets. Alors que tous ces régimes travaillent dans le créneau horaire surmajoré !

C’est une façon pour la direction d’imposer des régimes très néfastes pour la santé et de les installer dans la durée, notamment dans les nouvelles PIC. Pour les 2 nuits sur 4, il n’y a pas de garantie d’un maintien à effectif constant. Cet accord n’a pas seulement divisé le personnel, il a aussi divisé les organisations syndicales.

SUD appelle aujourd’hui les organisations non-signataires à rejoindre la lutte dès la rentrée de septembre.

La grève du vendredi court toujours !

Même si la période n’est guère propice à des résultats significatifs puisque bon nombre d’agents sont en congés, il n’en demeure par moins que les centres restent mobilisés. Voici les chiffres qui sont remontés :

Créteil : 24/83 (la grève d’une heure en semaine se poursuit majoritairement toutes les nuits), Créteil PFC : 12/35, Orléans : 12/64, Melun PFC : 8/29, Chalons : 6 grévistes, Albi : 8/11, Valence : 10/39, Lille : 24/97, Montpellier : 20/62, Bobigny : 39 grévistes (50%), Trappes : 17/80,
Annecy : 8 grévistes, Bourg en Bresse : 9 grévistes, Paris 14 et 15 : 38/171, PIC Gonesse : 78/230, Paris Louvre : 11/50, Rouen : 31/85, Limoges : 5 grévistes, Perpignan : 7/17, St Brieuc : 8/23, Roissy CI : 50/318, Roissy TA : 10/20, Brest : 12 grévistes, Arras : 12/50.

De nombreux chiffres ne sont pas remontés, beaucoup de militant-es sont aussi en vacances (bien méritées !). Certains centres ont suspendu le mouvement pour l’été. Par ailleurs, des négociations se déroulent dans les PIC de Lognes et Lorraine pour retarder la prise de service de certaines brigades afin qu’elles touchent la surmajoration.

Pour une réunion nationale des CTC en septembre

Le lundi 25 juin, une réunion intersyndicale des CTC d’Ile-de-France s’est tenue à Paris pour faire le point après plus de huit mois de conflit. Des sections SUD, CGT et FO étaient présentes. L’intersyndicale prend acte des résultats de la consultation des personnels. Sur proposition de Bobigny, un appel qui vise à organiser une réunion nationale des CTC courant septembre, a été adopté. Le but de cette réunion sera évidemment de relancer l’action, de l’ancrer dans certains centres ou de la démarrer pour d’autres. Cet appel doit bien sûr être maintenant signé par l’ensemble des intersyndicales des CTC Ile-de-France. Une invitation sera faite à l’ensemble des fédérations syndicales qui n’ont pas signé l’accord, et plus particulièrement à celles qui se sont prononcé pour la poursuite de la grève. Une nouvelle réunion est prévue le mardi 7 août. A suivre...

Une mobilisation unitaire doit être possible !

Après 9 mois de conflit, une première revalorisation de l’heure de nuit en avril 2007 (1,50 euro), la surmajoration obtenue début juin (+ 0,50 euro entre 21h30 et 6h00), il est indispensable que se retrouvent dans l’action les fédérations qui n’ont pas signé l’accord. C’est “la” condition à remplir si nous voulons aller plus loin et forcer la direction à réouvrir les négociations.

Par un premier courrier, la fédération SUD a interpellé les fédérations CGT et FO. Dans un courrier aux fédérations, la CGT propose des “initiatives convergentes”. L’action unitaire doit être possible au niveau national comme elle l’est, dans certains centres, au nivau local.

www.sudposte75.fr