Ce qui s’est vraiment passé sur les facs

samedi 25 août 2007

Dans le cadre d’une "inter-orga" , la FSE, SUD-étudiant, la CNT-SR de Nancy et des collectifs (lycéens et étudiants) issus du mouvement 2006 ont lancé depuis début 2007 une campagne d’information sur le rapport Hetzel (voir mon article sur ce sujet) et la privatisation des universités en général). Pour la FSE, la perspective de cette campagne est de préparer une mobilisation à la rentrée de l’année scolaire 2007-2008. Indirectement cette campage à été à l’origine du "mouvement" anti-sarko.

Notre collectif national a décidé de laisser aux sections le choix des modalités de cette campage. Ainsi chaqun peut s’adpater à son terrain particulier pour être le plus efficace. Par exemple l’AGET-FSE (Toulouse I, II, II et IEP) envoie plutôt des militant-e-s parler lors des intercours aux groupes d’étudiant-e-s, pour, tract en main, lancer le débat sur la privatisation et convaincre de la nécessité de la lutte à venir.
Oxygène-FSE (Paris I et IV) a opté pour une série d’AG pour rempir le même objectif. Effectivement le sujet de Sarko y a été abordé vu qu’il a soutenu (logique) la privatisation des facs. Il a par exemple parlé de l’autonomie (qui permet la mise en concurence) des facs, qui avait été rejettée et repoussée (en tant que projet Ferry de modernisation des université) par les mobilisation de 2003. C’est donc une des ces AG, celle du lundi 7/05 qui a débouché sur le "mouvement" de Paris IV, Tolbiac. Elle a été gonflée par des nombreux militants "totos" venu d’en dehors de la fac. Ces totos, comme on les appelle, son des militants qui se revendiquent vaguement de l’autonomisme des années 80, et qui brillent par leurs positions anti-syndicales (anti-organisations en général). Ces adeptes de la stratégie de l’étincelle qui met le feu aux poudres pensent qu’il est possible de surfer les petites émeutes qui éclatent un peu partout pour avancer vers une sorte d’insurrection. Ce sont donc eux qui ont poussé à lancer les AG dans la grève l’occupation et le blocage, espérant faire tâche d’huile.
Le coup médiatique est effectivement réuissi, et on en a beaucoup parlé. Ils sont ensuite partis à la conquette de la Sorbonne.
Nos camarades syndicalistes, reconnaissant la légitimité des AG on donc été engagés dans ces mouvements, et passent pour des gauchistes dans les médias, alors que nos orgas défendent depuis des mois une stratégie syndicale constructive pour avancer vers la moblisation. Il faut dire sur ce point que la postion de l’UNEF (inutilité de ce mouvement, préparation des mobilisation) est stratégiquement juste, bien que pas dénuée d’arrières pensées politiques (ne pas griller la gauche pour les législatives).

A Toulouse II le Mirail, ce même genre de totos prévoyaient le coup depuis des mois, espérant qu’il y aurait de l’agitation à faire autour des élections. Certains d’entre eux espéraient même que les syndicats appelleraient comme à Paris des AG qu’ils pourraient déborder (tant qu’à faire). Et évidement comme on ne l’a pas fait ça les a conforté dans leur opinion selon laquelle les syndicats ça sert à rien (effectivement ça ne sert pas leur stratégie politique).
Dès le lundi on a eu à nos permanences syndicales des tas d’étudiants qui nous demandaient ce qu’on comptaient faire pour Sarko. Donc on a expliqué a tous ces gens que ce type d’agitation politique ne nous intéressait pas, qu’on préparait la mobilisation de la rentrée. Ça fait plaisir de voir que de nombreux étudiants s’adresse naturellement au syndicat, le reconnaissent comme l’outils des luttes, mais quand même c’est toujours bizarre de voir qu’ils nous considèrent souvent comme un groupe d’extrême gauche. Bref on a continué nos campagne sur Hetzel, et sur les étudiants salariés avec l’UL CGT du Mirail. Puis on a appris pour Paris.
Les totos ont donc (puisque ces sociaux-traites de syndicalistes ne le faisaient pas) appellé, non pas une AG, mais une "Assemblée Populaire". Comme notre syndicat est connu sur la fac, on été attedus on a du expliquer à plein de gens que ça ne venait pas de nous.

On a donc eu droit à un beau tract, avec un petit passage contre les "chiens de garde syndicaux" et qui se terminait par "blocage immédiat, grève sauvage". L’Assemblée Populaire de Toulouse le Mirail, appellée par les médias a réuni un millier de personne. Les médias ont été virés. Il n’y a pas eu de vote de la tribune, pas d’odre du jour, pas de tour de parole, pas de création de comité pour appliquer les décisions. Il n’y a pas eu non plus de vote sur les quelques perspectives proposées : ceux qui n’étaient pas d’accord été invités à se barrer de l’assemblée pour laisser les gens s’organiser !

Bref, on a eu droit à un bel exemple d’avant-garde politique, invitant ceux qui était assez conscients à les suivre. Sur le millier d’étudiant-e-s réunis, seul une cinquantaine est partie débrayer les lycées proches. L’organisation de la prochaine assemblée et d’une manif sont laissée à on ne sait qui sans le moindre mandat. Mais bon, il parait que c’est un alternative efficace aux AG traditionnelles et leur mots d’ordes syndicaux.
Les militants de classe présents (syndicalistes, conseillistes, trotskystes) on heureusement tous tenus la position de la préparation d’une vraie lutte.

La logique spontanéiste et anti-organisation des "autonomes" a donc échoué. Le feu de paille s’est éteint. Il reste maintenant à réellement s’organiser pour contrer l’offensive patronale sur les facs.
Le pire c’est que ce ram-dam a ouvert le débat sur le facs dans les médias, laissant le champ libre aux valets du capital, qui ont expliqué que les étudiants auraint raison de se mobliser pour changer la fac... dans le sens de la privatisation.
On a indirectement réussi à faire sortir d’une campagne syndicale l’inverse de qu’elle revendiquait !

La FSE, SUD et la CNT sont déjà lancées dans le processus qui mène à la mobilisation. Le CNESER (instance suprême de la cogestion des université) vient de pondre la sélection entre la licence et le master, auquel même l’UNEF (pourant accompagnatrice du processus de privatisation dans laquelle elle dit jaunement trouver des intérets pour les étudiants) est opposée à cette sélection, comme à l’autonomie des universités. Il y a autour des ces deux revendications matière à construire un front commun , tout comme en février 2006. Restera aux syndicats les plus revendicatifs à porter dans les AG la constestation de la privatisation dans son ensemble.

Si nous parvenons à lancer cette mobilisation, j’espère que camarades travailleur-euse-s nous rejoindrons dans la lutte, parce que la privatisation des facs, ça touche pas que les facs, ça fait mal à la formation professionnelle et aux conventions collectives !


Commentaires  forum ferme

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samedi 12 mai 2007 à 16h27 - par  ed37

vu sur internet :

Appel unitaire d’organisations de jeunesse : manif mercredi 16 mai

Appel unitaire d’organisations de jeunesse Préparons dès maintenant la riposte à Sarkozy et son projet

Nous, organisations de jeunesse, nous opposons à Nicolas Sarkozy et à son projet. L’expulsion massive de sans-papiers, le projet d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » nourrissent le racisme et font passer les immigrés pour responsables de tous les maux. Le projet de mise en place d’un contrat unique de travail sur le modèle du CNE ne ferait que généraliser la précarité. Le renforcement de l’autonomie des universités et la sélection à l’entrée des facs seraient une nouvelle attaque contre l’éducation. L’objectif de Sarkozy est de remettre en cause l’essentiel des droits sociaux et démocratiques acquis depuis des dizaines d’années.

Face à ces attaques programmées contre les salariés et les jeunes, nous appelons les jeunes à s’organiser pour préparer la riposte, qui sera nécessaire. Nous nous battons pour une éducation ouverte à tous, quelle que soit l’origine sociale et quelle que soit la nationalité. Nous nous battons pour que chaque jeune ait un emploi, un droit à l’avenir, un droit à un environnement vivable.Nous nous opposons à la criminalisation des mouvements sociaux et nous demandons l’amnistie des jeunes arrêtés arbitrairement alors qu’ils étaient descendus dans la rue contre Sarkozy et son projet. Des milliers de jeunes ont manifesté dès le dimanche soir et des centaines d’étudiants et de lycéens se sont réunis en Assemblées Générales à Nanterre, Tolbiac, Toulouse…

C’est pourquoi nous exigeons :
L’arrêt des expulsions et la régularisation de tous les sans-papiers
Non au Contrat Unique et abrogation du CNE : un CDI pour tous
Pas touche au droit de grève !
Non à la sélection et à l’augmentation des frais d’inscription à l’université

Nous appelons à la constitution de Comités de Résistance ouverts à tous, dans toutes les facs, tous les lycées et quartiers, et nous appelons à des Assemblées Générales et à des réunions dans tous ces lieux.

Nous appelons à des manifestations dans toutes les villes de France le Mercredi 16 mai.

Nous invitons les organisations de salariés, les organisations politiques et associatives, à une réunion unitaire le Mardi 22 mai à 19 h à la Bourse du Travail à Paris, pour discuter de la perspective d’une grande manifestation.

Signataires :

Alternative Libertaire (AL) Confédération Nationale du Travail (CNT) - secteur Supérieur/Recherche RP Fédération Syndicale Etudiante (FSE) Jeunesses Communistes Révolutionnaires (JCR) Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) SUD-Etudiants